Besoin quotidien en protéines
La référence nutritionnelle française pour les protéines est de 0,83 gramme par kilogramme de poids corporel et par jour, chez l’adulte en bonne santé. Une personne de 70 kg se situe donc autour de 58 g par jour. Les protéines doivent par ailleurs représenter 10 à 20 % de l’apport énergétique total quotidien.
Exemple : une personne de 70 kg
La référence de 0,83 g/kg/j appliquée à 70 kg donne 70 × 0,83 = 58,1 g de protéines par jour. Le calcul tient en une multiplication, et c’est précisément ce qui le rend vérifiable : il n’y a ni coefficient caché, ni correction selon l’âge ou le sexe.
Un poids de 80 kg porte la référence à 66,4 g, un poids de 60 kg la ramène à 49,8 g : 16,6 g séparent les deux. La relation étant strictement proportionnelle, chaque tranche de dix kilogrammes déplace le besoin de 8,3 g, soit environ un septième du total calculé pour 70 kg.
Ce que cette référence dit, et ce qu’elle ne dit pas
La valeur publiée par l’Anses est une « référence nutritionnelle pour la population », que l’agence définit comme l’apport couvrant en théorie le besoin de presque toute la population considérée, 97,5 % dans la plupart des cas. Cette définition est la clé de lecture, et elle est presque toujours omise.
Il en découle deux choses. D’abord, ce n’est pas un minimum vital : consommer un peu moins que la référence ne signifie pas être carencé, puisque la valeur est calibrée pour couvrir les besoins des 97,5 % de personnes qui ont les besoins les plus élevés. Ensuite, ce n’est pas un objectif à dépasser : rien dans la définition ne suggère qu’aller au-delà apporte un bénéfice.
La référence s’exprime par kilogramme de poids corporel, sans distinction d’âge adulte ni de sexe. C’est pourquoi cet outil ne demande ni l’un ni l’autre : un formulaire qui réclamerait ces informations laisserait croire qu’elles modifient le résultat, alors qu’aucune n’entre dans le calcul.
Le second repère de l’Anses, la fourchette de 10 à 20 % de l’apport énergétique total, ne remplace pas le premier mais le complète : le gramme par kilogramme fixe une quantité, le pourcentage situe cette quantité dans l’ensemble de ce qu’on mange. Une même valeur en grammes peut être confortable dans une alimentation à 2 000 kcal et serrée dans une alimentation à 3 000.
Enfin, cette référence vise l’adulte en bonne santé de la population générale. Les besoins d’un sportif en entraînement intensif, d’une femme enceinte, d’une personne âgée en perte de masse musculaire ou d’un patient sous suivi médical en diffèrent, et relèvent d’un accompagnement individuel plutôt que d’une valeur de population. Cet outil ne les calcule pas.
Un dernier point d’arithmétique, souvent contre-intuitif. Rapportée à l’année, la référence représente 0,83 × 365 = 302,95 g de protéines par kilogramme de poids corporel, soit 0,303 kg. Autrement dit, un adulte consomme chaque année environ 30 % de son propre poids en protéines — 21,2 kg pour une personne de 70 kg. Et parce que la référence est proportionnelle au poids, cette part de 30 % est la même pour tout le monde, quel que soit le gabarit.
Questions fréquentes
Combien de protéines faut-il par jour ?
La référence nutritionnelle publiée par l’Anses est de 0,83 gramme par kilogramme de poids corporel et par jour, pour un adulte en bonne santé. Une personne de 70 kg se situe donc autour de 58 g par jour. Cette valeur ne dépend ni de l’âge adulte ni du sexe : elle se rapporte au seul poids.
Que signifie exactement cette référence ?
L’Anses définit la référence nutritionnelle pour la population comme « l’apport qui couvre en théorie le besoin de presque toute la population considérée, 97,5 % dans la plupart des cas ». Ce n’est donc pas un minimum vital : consommer un peu moins ne signifie pas être carencé. Ce n’est pas non plus un objectif à dépasser.
Quelle part de mon alimentation les protéines doivent-elles représenter ?
Entre 10 et 20 % de l’apport énergétique total quotidien, selon l’Anses. Les deux repères se complètent : le gramme par kilogramme fixe une quantité, le pourcentage situe cette quantité dans l’ensemble de ce qu’on mange.
Les sportifs ont-ils les mêmes besoins ?
Non, et cet outil ne calcule pas leur besoin. La référence de 0,83 g/kg/j vise l’adulte en bonne santé de la population générale. Les besoins liés à un entraînement intensif, à une prise de masse ou à une pathologie relèvent d’un accompagnement individuel, pas d’une valeur de population.
Le besoin change-t-il si je perds ou prends du poids ?
Mécaniquement oui, puisque la référence s’applique au poids corporel. Passer de 80 à 70 kg fait descendre le besoin de 66,4 à 58,1 g par jour, soit 8,3 g de moins. C’est aussi pourquoi la valeur se recalcule plutôt qu’elle ne se retient.
Pourquoi ce calcul n’utilise-t-il ni l’âge ni le sexe ?
Parce que la référence de l’Anses pour l’adulte est exprimée par kilogramme de poids corporel, sans distinction d’âge adulte ni de sexe. Un outil qui demanderait ces informations donnerait l’impression de les utiliser, alors qu’aucune ne modifie le résultat.
Trente kilos d’écart, combien de protéines en plus ?
24,9 g par jour. Une personne de 60 kg se situe à 49,8 g, une personne de 90 kg à 74,7 g. L’écart paraît faible parce que la référence est proportionnelle au poids et que le coefficient est petit : chaque kilo supplémentaire ne demande que 0,83 g de plus.
Sources
- Protéines : rôle, sources et apports recommandés — Anses — vérifié le 03/08/2026
Méthode établie et vérifiée par l’éditeur. Dernière revue le 18/08/2026. Qui édite ce site