Aller au contenu

Calcul des frais kilométriques 2026

Véhicule
Motorisation
Trajets professionnels uniquement, aller et retour compris.
Puissance fiscale
Frais kilométriques déductibles (barème 2025)4 251,00 €8 000 km × 0,5314 € en moyenne — le kilomètre suivant vaut 0,357 €
0,357 €
Taux du kilomètre suivant — 5 CVVotre distance 8 000 km — 0,357 €

Détail du calcul

  1. Tranche de distancede 5 001 a 20 000 km8 000
  2. Formule 5 CV(8 000 × 0,357) + 1 3954 251

Le barème kilométrique n’est pas proportionnel : il change de formule à 5 000 et 20 000 km. Pour une 5 CV thermique, le kilomètre vaut 0,636 € jusqu’à 5 000 km, puis 0,357 € — 43,9 % de moins. Le montant total ne saute pas pour autant, un forfait compensant exactement la baisse à la borne.

Exemple : 4 000 km en 6 CV

Quatre mille kilomètres professionnels avec une 6 CV thermique donnent 2 660 € de frais déductibles. La distance reste sous la première borne, donc la formule est la plus simple des trois : 4 000 × 0,665 €, sans forfait. C’est l’exemple chiffré que publie le ministère de l’Économie sur la page du barème, et il sert ici de test : si ce calculateur cessait de rendre 2 660 €, la construction du site échouerait.

Passez à 10 000 km avec la même voiture et le montant devient 5 197 € — pas le double, mais 1,95 fois. La deuxième formule a pris le relais, et chaque kilomètre au-delà de 5 000 rapporte désormais 0,374 € au lieu de 0,665 €.

Comment calculer ses frais kilométriques ?

Le barème kilométrique retient une formule par tranche de distance et par puissance fiscale, et non un taux unique. Pour 8 000 km en 5 CV, la tranche applicable donne 4 251,00 €, soit 0,5314 € du kilomètre en moyenne. Le kilomètre suivant, lui, ne rapporte que 0,357 € : le coût moyen et le coût marginal ne coïncident jamais au-delà de la première tranche.

Trois tranches, et un forfait qui les raccorde

Le barème découpe la distance annuelle en trois tranches, avec des bornes à 5 000 et 20 000 km. Chaque tranche a sa propre formule : un coefficient par kilomètre, auquel s’ajoute un forfait pour la tranche intermédiaire. Ce forfait n’est pas décoratif — c’est lui qui évite une marche brutale au passage du premier seuil.

Le résultat n’est donc pas proportionnel à la distance. À 5 000 km en 5 CV le montant est de 3 180,00 € ; un kilomètre de plus fait passer au régime suivant, et le total devient 3 180,36 €. La différence tient au changement de formule, pas au kilomètre lui-même.

Pourquoi le taux moyen trompe

Sur 8 000 km, le remboursement moyen s’établit à 0,5314 € par kilomètre. Ce chiffre est une division, pas un tarif : il mélange les kilomètres de la première tranche, mieux rémunérés, et ceux de la seconde. Le kilomètre marginal — celui qu’on parcourt en plus — vaut 0,357 €, soit sensiblement moins.

Cette distinction compte pour qui arbitre un déplacement supplémentaire. Ce n’est pas le taux moyen qui s’applique au trajet suivant, c’est le taux marginal de la tranche où l’on se trouve.

Ce que le barème couvre, et ce qu’il ne couvre pas

Le barème est forfaitaire : il intègre la dépréciation du véhicule, les réparations et l’entretien, les pneumatiques, le carburant et les primes d’assurance. Il n’intègre ni les péages, ni les frais de stationnement, ni les intérêts d’un emprunt souscrit pour acheter le véhicule — ces trois postes s’ajoutent au montant obtenu, sur justificatifs.

Il suppose aussi que le véhicule est celui du contribuable ou de son foyer fiscal. Le nombre de chevaux fiscaux retenu est plafonné à 7 CV, ce qui signifie qu’une puissance supérieure retombe sur la dernière ligne du tableau.

Barème ou frais réels justifiés

Le barème est une facilité, pas une obligation. Il reste possible de déduire les frais réels du véhicule sur justificatifs, mais alors pour la totalité des postes et sans mélange avec le forfait. En pratique le barème est plus avantageux pour la plupart des situations, et il évite de conserver deux ans de factures.

La forme en V que personne n’affiche

Trois formules du type « coefficient × distance + forfait » se succèdent selon la distance annuelle. Le point important, et il est mal connu : la formule retenue s’applique à la distance ENTIÈRE, pas par tranche successive comme le barème de l’impôt. Rouler 6 000 km ne signifie pas « 5 000 au premier taux puis 1 000 au second » — c’est la deuxième formule, forfait compris, qui couvre les 6 000.

Le taux chute de 44 %, puis remonte de 20 %

Le kilomètre suivant ne vaut pas la même chose selon l’endroit où l’on se trouve. Pour une 5 CV, il rapporte 0,636 € jusqu’à 5 000 km, 0,357 € entre 5 000 et 20 000, puis 0,427 € au-delà. Une chute de 43,9 %, suivie d’une remontée de 19,6 %. La courbe du taux marginal dessine donc un V, et cette forme se vérifie sur les cinq puissances du barème voiture : la chute va de 40,3 % à 43,9 %, la remontée de 17,1 % à 19,7 %.

On s’attendrait à ce que le taux baisse continûment — plus on roule, moins le kilomètre marginal coûte cher à amortir. C’est vrai jusqu’à 20 000 km. Au-delà, l’administration considère manifestement qu’on ne parle plus du même usage, et le taux repart à la hausse.

Pourquoi cette rupture est invisible partout ailleurs

Parce que le montant total, lui, reste continu. À 5 CV, 5 000 km donnent 3 180 € et 5 001 km donnent 3 180,36 € : aucun saut. Le forfait de 1 395 € de la deuxième formule est calibré pour compenser exactement la baisse du coefficient à la borne. Un calculateur qui n’affiche que le total ne peut donc pas montrer la rupture, et c’est pourquoi presque aucun ne la montre. Elle n’apparaît que si l’on trace le taux du kilomètre suivant, ce que fait la courbe en escalier sous le résultat.

La conséquence pratique est réelle : entre 4 000 et 5 000 km, chaque kilomètre supplémentaire pèse près de deux fois plus que juste après la borne. Savoir de quel côté de 5 000 km on se situe change ce qu’il faut vérifier dans son relevé de déplacements.

Quelle année de barème, et pourquoi 2025

Le barème appliqué à la déclaration de 2026 est celui de 2025. La page du ministère le dit sans ambiguïté : « Le barème kilométrique pris en compte pour la déclaration des frais réels n’est pas revalorisé en 2026. » Cette page parle donc de la déclaration 2026, mais elle nomme le barème par son année à lui, 2025, celle des revenus et celle de la source — réétiqueter la date d’une source est le premier pas vers un chiffre qu’on ne sait plus justifier.

Ce que ce calcul ne fait pas

Il ne compare pas les frais réels à l’abattement de 10 %, qui s’applique automatiquement et qu’il faut dépasser pour que l’option soit intéressante. Il ne traite pas non plus les cyclomoteurs de moins de 50 cm³, dont le tableau est replié dans un accordéon de la page source et n’a donc pas été lu — les inventer aurait été plus rapide que de le dire, et c’est exactement ce que ce site s’interdit. Enfin, le barème couvre déjà l’amortissement, l’entretien, les pneumatiques, le carburant et l’assurance : ces frais ne s’ajoutent pas au montant obtenu.

Questions fréquentes

Quel barème s’applique pour la déclaration de 2026 ?

Celui de 2025. La page officielle du ministère de l’Économie l’écrit mot pour mot : « Le barème kilométrique pris en compte pour la déclaration des frais réels n’est pas revalorisé en 2026. » Les montants sont donc identiques à ceux de l’an dernier, et c’est bien ce barème 2025 qu’applique cet outil.

Pourquoi mon montant augmente moins vite après 5 000 km ?

Parce que le barème change de formule. Pour une 5 CV thermique, chaque kilomètre vaut 0,636 € jusqu’à 5 000 km, puis 0,357 € au-delà — soit 43,9 % de moins. Le total ne saute pas pour autant : un forfait de 1 395 € compense exactement la baisse au passage de la borne, ce qui rend la rupture invisible sur le montant. Elle est bien réelle sur le kilomètre suivant.

Le taux remonte-t-il vraiment après 20 000 km ?

Oui, et c’est la partie contre-intuitive du barème. Toujours pour une 5 CV, le kilomètre repasse de 0,357 € à 0,427 €, soit 19,6 % de plus. Le taux marginal dessine donc un V : il chute à la première borne, puis remonte à la seconde. La forme se vérifie sur les cinq puissances, de 3 CV à 7 CV et plus.

Que change une voiture électrique ?

Le montant est majoré de 20 %. La majoration est intégrée aux coefficients publiés, elle ne s’ajoute pas après coup : 10 000 km en 6 CV donnent 5 197 € en thermique et 6 238 € en électrique. Le sélecteur de motorisation applique directement le bon barème.

Quels trajets puis-je compter ?

Les déplacements professionnels, dont le trajet domicile-travail dans la limite de 40 km aller. Au-delà de cette distance, seuls 40 km sont retenus sauf circonstances particulières justifiées. Le barème couvre l’amortissement, l’entretien, les pneumatiques, le carburant et l’assurance : ces frais ne se déduisent pas en plus.

Frais réels ou abattement de 10 % ?

L’abattement de 10 % s’applique automatiquement ; les frais réels ne sont intéressants que s’ils le dépassent. Il faut donc comparer le montant obtenu ici à 10 % de votre salaire net imposable, et choisir le plus élevé. Opter pour les frais réels oblige à conserver les justificatifs de tous les déplacements déclarés.

Quel est le kilomètre le mieux payé du barème, et le moins bien payé ?

Le mieux payé est n’importe lequel des 5 000 premiers d’un véhicule électrique de 7 CV et plus : 0,836 €. Le moins bien payé est celui qui suit la borne des 5 000 km sur une 3 CV thermique : 0,316 €, soit 2,6 fois moins. Même route, même litre de carburant, deux compteurs qui n’ont rien à voir.

Le 20 001e kilomètre rapporte-t-il vraiment 5,43 € ?

Oui, et c’est le seul endroit du barème où un kilomètre unique fait sauter le total. Pour une 5 CV thermique, 20 000 km donnent 8 535 € et 20 001 km donnent 8 540,43 €. La troisième formule n’a aucun forfait, donc rien ne vient amortir le changement de coefficient comme cela se produit à 5 000 km. Une borne franchie d’un seul kilomètre vaut douze fois un kilomètre ordinaire.

Les péages sont-ils compris dans le barème ?

Non. Le barème couvre la dépréciation, l’entretien, les pneus, le carburant et l’assurance. Les péages, le stationnement et les intérêts d’emprunt s’ajoutent séparément, sur justificatifs.

Faut-il déclarer le nombre de kilomètres ou le montant ?

Le montant, dans la case des frais réels. Mais le détail — véhicule, puissance, kilométrage, trajet — doit pouvoir être fourni en cas de demande : c’est ce détail qui justifie le montant.

Sources

Méthode établie et vérifiée par l’éditeur. Dernière revue le 11/09/2026. Qui édite ce site

Calculs liés

Voir toute la catégorie Impôts et déclaration →