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Simulateur d’impôt sur le revenu 2026

Situation
Impôt sur le revenu2 104,00 €
0 %11 %30 %30 000,00 €
Votre position 30 000,00 €Tranche marginale 30 %

Détail du calcul

  1. Quotient familial30 000 / 1 part30 000
  2. Impot netarrondi a l euro2 104

Taux marginal 30 % · taux moyen 7,01 % · 1 part

L’impôt sur le revenu se calcule par tranches : chacune n’impose que la part de revenu qui tombe dedans. Un célibataire déclarant 30 000 € de revenu net imposable paie 2 104 €, soit 7 % de son revenu — alors qu’il a « atteint la tranche à 30 % ». Le taux marginal dit ce que coûte l’euro suivant, jamais ce qu’on paie.

Exemple : 30 000 € pour une part

Sur 30 000 € de revenu net imposable, les 11 600 premiers euros ne sont pas imposés. La part comprise entre 11 600 et 29 579 € est taxée à 11 %, soit 1 977,69 €. Il reste 421 € au-delà de 29 579 €, taxés à 30 %, soit 126,30 €. Total : 2 104 €.

Le taux marginal est bien de 30 %, mais il ne porte que sur 421 € — 1,4 % du revenu. Le taux moyen réellement payé est de 7 %. C’est l’écart entre ces deux chiffres qui explique la plupart des malentendus sur l’impôt français.

Qu’est-ce que le taux marginal d’imposition (TMI) ?

Le taux marginal d’imposition est le taux de la dernière tranche atteinte par votre revenu : il indique ce que coûterait un euro de plus, jamais ce que vous payez. Un célibataire déclarant 45 000,00 € a un TMI de 30 % et paie 6 604,00 €, soit 14,68 % de son revenu.

Deux taux coexistent dans un barème progressif, et les confondre produit les décisions les plus coûteuses en matière fiscale. Le taux moyen est l’impôt rapporté au revenu : c’est ce qu’on paie réellement. Le taux marginal est celui de la dernière tranche : c’est ce que coûte l’euro suivant. Sur 45 000,00 € pour une part, l’écart est de 30 % contre 14,68 % — plus du double.

Pourquoi une augmentation ne fait jamais perdre d’argent

C’est la croyance la plus répandue et la plus fausse : « si je passe dans la tranche supérieure, je gagne moins ». Le barème est progressif par tranches, donc seule la fraction du revenu qui dépasse le seuil est imposée au taux supérieur, jamais la totalité. Sur notre exemple, 1 000,00 € de revenu supplémentaire font passer l’impôt de 6 604,00 € à 6 904,00 €, soit 300,00 € de plus. Il reste 700,00 € sur les mille euros gagnés. Franchir une tranche n’a jamais fait baisser un revenu net.

À quoi le TMI sert vraiment

Il ne sert pas à savoir ce qu’on paie, il sert à arbitrer. C’est le bon taux pour évaluer ce que rapporte une déduction : 1 000,00 € déduits du revenu imposable font économiser 300,00 € à ce niveau de revenu, et non 146,80 €. Même raisonnement pour un versement sur un plan d’épargne retraite, pour le choix entre frais réels et abattement, ou pour estimer le coût fiscal d’un revenu locatif supplémentaire.

Le quotient familial déplace le TMI, et le plafonnement le ramène

Le barème ne s’applique pas au revenu du foyer mais au quotient — le revenu divisé par le nombre de parts. Un couple déclarant 45 000,00 € a donc un taux marginal de 11 %, contre 30 % pour une personne seule au même revenu.

L’avantage tiré des personnes à charge est toutefois plafonné à 1 807,00 € par demi-part. Au-delà de ce plafond, le quotient cesse d’agir sur l’euro suivant : le taux marginal du foyer redevient celui d’un foyer sans enfant, alors même que le nombre de parts affiché n’a pas bougé. C’est le cas le plus contre-intuitif du barème, et il est invisible sur un avis d’imposition.

Le quotient familial, et où il s’arrête

Le calcul ne s’applique pas directement au revenu du foyer. Il divise d’abord ce revenu par un nombre de parts, applique le barème à ce quotient, puis remultiplie. C’est ce détour qui fait qu’un couple à 60 000 € paie exactement le double d’un célibataire à 30 000 €, et non davantage.

Le troisième enfant compte double

Les deux premières personnes à charge ouvrent une demi-part chacune ; la troisième ouvre une part entière. Un couple passe donc de 2 à 2,5 puis 3 parts avec deux enfants, et bondit à 4 avec le troisième. À revenu constant, ce troisième enfant pèse deux fois plus que le deuxième dans le calcul — une règle que presque personne ne connaît, et que le nombre de parts affiché sous le résultat rend visible.

Le parent qui élève seul ses enfants relève d’un régime distinct : son premier enfant à charge ouvre une part entière au lieu d’une demi-part, et cette part bénéficie d’un plafond propre de 4 262 € au lieu de 1 807 €. L’outil demande cette situation parce qu’elle change le résultat, pas pour la statistique.

Le plafond qui remet le taux marginal en place

L’avantage procuré par ces parts supplémentaires est plafonné à 1 807 € par demi-part. Au-delà, il est ramené à ce montant — et il se passe alors quelque chose de contre-intuitif : le quotient cesse de jouer sur l’euro suivant, donc le taux marginal redevient celui d’un foyer sans personne à charge. Un couple à 200 000 € avec trois enfants a un quotient de 50 000 €, qui relève de la tranche à 30 %, et pourtant un taux marginal de 41 %.

La décote intervient en dernier. Elle vaut 897 € moins 45,25 % de l’impôt pour une personne seule, 1 483 € pour un couple, et s’éteint d’elle-même quand l’impôt dépasse environ 1 982 € et 3 277 €. Elle explique qu’un célibataire à 16 000 € ne paie rien : son impôt de 484 € est effacé par 678 € de décote.

Ce que ce calcul ne fait pas

Il part du revenu net imposable, celui de votre avis d’imposition, après l’abattement de 10 % pour frais professionnels. Il n’intègre ni réductions, ni crédits d’impôt, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. C’est une estimation adossée au barème publié, pas une déclaration.

Questions fréquentes

Entrer dans la tranche à 30 %, est-ce que tout mon revenu est imposé à 30 % ?

Non, et c’est le malentendu le plus répandu sur l’impôt français. Chaque tranche n’impose que la part de revenu qui tombe dedans. Un célibataire à 30 000 € de revenu net imposable atteint la tranche à 30 %, mais n’y fait entrer que 421 € : son impôt est de 2 104 €, soit un taux moyen de 7 %, pas de 30 %.

Quel est le barème de l’impôt 2026, tranche par tranche ?

Quatre taux et cinq tranches, appliqués au revenu net imposable divisé par le nombre de parts : 0 % jusqu’à 11 600 €, 11 % de 11 600 à 29 579 €, 30 % de 29 579 à 84 577 €, 41 % de 84 577 à 181 917 €, et 45 % au-delà. Ces bornes sont celles de la loi de finances pour 2026, applicables aux revenus 2025 ; la source Légifrance et sa date de vérification figurent en bas de page.

Quelle est la différence entre taux marginal et taux moyen ?

Le taux marginal est celui qui frappera votre euro suivant ; le taux moyen est votre impôt rapporté à votre revenu. Sur 30 000 € pour une part, le premier vaut 30 % et le second 7 %. C’est le taux moyen qui dit ce que vous payez, le marginal qui dit ce que coûterait une augmentation.

Combien de parts pour deux enfants, et pour trois ?

Les deux premières personnes à charge valent une demi-part chacune, la troisième vaut une part entière. Un couple avec deux enfants a donc 3 parts, et 4 avec trois enfants. Le troisième enfant pèse ainsi deux fois plus que le deuxième dans le calcul.

Qu’est-ce que le plafonnement du quotient familial ?

L’avantage en impôt procuré par vos personnes à charge est limité : 1 807 € par demi-part supplémentaire pour 2026. Au-delà, l’avantage est ramené à ce plafond. Conséquence visible dans cet outil : votre taux marginal redevient celui d’un foyer sans enfant, puisque le quotient ne joue plus sur l’euro suivant.

Qu’est-ce que la décote ?

Une réduction qui efface l’impôt des revenus modestes puis s’éteint progressivement. Elle vaut 897 € moins 45,25 % de l’impôt pour une personne seule, 1 483 € pour un couple. Un célibataire à 16 000 € doit 484 € d’impôt et obtient 678 € de décote : il ne paie rien.

Que faut-il saisir comme revenu ?

Le revenu net imposable, celui qui figure sur votre avis d’imposition après l’abattement de 10 % pour frais professionnels. Si vous partez de votre salaire net perçu, cet outil surestimera votre impôt.

Ce calcul remplace-t-il le simulateur officiel ?

Non. Il n’intègre ni réductions, ni crédits d’impôt, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Il donne l’ordre de grandeur et, surtout, le détail du calcul — ce que le simulateur de l’administration ne montre pas.

À partir de quel revenu commence-t-on vraiment à payer l’impôt ?

17 215 € de revenu net imposable pour une personne seule, 32 486 € pour un couple sans enfant. En dessous, l’impôt du barème existe bel et bien, mais la décote l’efface en entier. Le seuil réel d’imposition n’est donc pas la première tranche à 11 600 € : il se situe 5 615 € plus haut, et c’est l’écart que presque personne n’a en tête.

Le troisième enfant vaut-il vraiment deux fois le deuxième ?

Le calcul est sans appel. Pour un couple à 60 000 € de revenu net imposable, l’impôt passe de 4 208 € sans enfant à 2 543 € avec deux enfants, puis à 690 € avec trois. Les deux premiers font gagner 1 665 € à eux deux ; le troisième en fait gagner 1 853 € à lui seul, parce qu’il ouvre une part entière quand les précédents n’ouvraient qu’une demi-part.

Sources

Méthode établie et vérifiée par l’éditeur. Dernière revue le 20/08/2026. Qui édite ce site

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